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Une queue de thon pour produire de l’électricité
5 avril 2007 / Australie / Source : Courrier international

En observant les poissons et les algues, des ingénieurs australiens ont trouvé un nouveau procédé pour convertir les courants marins en électricité.

Quand il s’agit de concevoir des projets intelligents, les créations de l’homme, aussi innovantes soient-elles, font rarement le poids face à celles de la nature, constate Popular Science. Ainsi, quand il s’agit de trouver un procédé capable de récupérer l’énergie de la mer, autant chercher du côté de la faune et de la flore qui vivent dans ce milieu. La société australienne BioPower Systems l’a bien compris et propose deux dispositifs marémoteurs imitant les formes hydrodynamiques d’une queue de thon et du kelp, une algue géante. Ces systèmes en matériaux composites se fixent à une base installée sur le fond de la mer, mais tous deux ne fonctionnent pas exactement de la même manière. La queue artificielle, appelée Biostream, se place à de grandes profondeurs et profite des courants marins. De son côté, l’algue synthétique, ou Biowave, exploite le mouvement des vagues et se trouve donc plutôt en surface (entre 10 et 50 mètres). Les deux unités peuvent pivoter sur 360° et s’orientent automatiquement dans le sens du courant.

En réseau, ces systèmes produiraient 100 mégawatts.

A l’instar des éoliennes et autres appareils utilisant la force marémotrice, le fonctionnement du Biostream et du Biowave ressemble à celui d’une dynamo. Les mouvements de la partie mobile sont transmis à un générateur magnétique qui les transforme en courant électrique. Cette énergie circule ensuite via un câble sous-marin jusqu’au continent. Là, une centrale pourra stocker et redistribuer cette électricité. L’installation de ces systèmes devrait être modulable. Selon la demande énergétique, on pourra faire appel à quelques unités seulement ou bien disposer de tout un réseau. D’après Tim Finnigan, fondateur de BioPower System, chaque unité pourrait produire près de 2 mégawatts et cette puissance pourrait monter jusqu’à 100 mégawatts dans le cas d’un parc comprenant des dizaines d’appareils du même type.

Le design biologique des Biostream et Biowave doit leur permettre non seulement de résister plus longtemps aux conditions hostiles des milieux marins, mais aussi de moins défigurer les écosystèmes environnants. Enfin, là où les hydroliennes et turbines actuelles sont susceptibles de tuer ou blesser poissons et autres animaux marins, ces queues et algues artificielles ne représentent a priori aucun danger pour la faune. BioPower System projette de mener le premier essai en milieu naturel à grande échelle en 2008, et la commercialisation de ces produits est annoncée pour l’année suivante.





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