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Paris et ses nouvelles fermes urbaines

Alors que débute samedi 22 février 2020 le salon de l’agriculture à Paris, s’installe sur le toit d’un des halls du parc des Expositions à Paris la « plus grande ferme urbaine sur un toit en Europe ». Il est en effet question de 14 000 m² cultivés quotidiennement par une vingtaine de maraîchers. La ferme, totalement privée, souhaite à terme fournir des légumes frais aux restaurants du voisinage et aux cantines scolaires aux alentours. 135 carrés de culture, dont 80 sont déjà réservés, seront loués à des Parisiens ou banlieusards férus de culture. Sont également prévus des événements privés ou publics, des animations, séminaires et activités sur le site.

La ferme urbaine va ouvrir ses portes fin avril 2020 avec au départ 4 500 m² cultivés visant une production de 300 kilos de fruits et légumes par jour. Deux techniques de culture sont prévues, mises en œuvre par la start-up Agripolis, qui gère déjà des fermes cultivées sur des centres commerciaux.
Des tubes verticaux troués hébergeront les racines d’herbes aromatiques, salades, fraises, radis, cultivées en aéroponie, douchées d’une vapeur d’eau et de nutriments. La culture hydroponique sera utilisée pour les poivrons, aubergines, tomates ou courges, qui pousseront en bac sur un substrat de déchets de noix de coco broyés. L’inconnue de taille reste la météo car les cultures seront exposées aux intempéries, sans serre protectrice.

La future ferme urbaine de Paris Expo, Valode et Pistre architectes ATL

La future ferme urbaine de Paris Expo, Valode et Pistre architectes ATL

Un autre projet de potager s’élabore dans le quartier de la Goutte d’Or sur le toit du 360 Music Factory. Il alimentera (partiellement) le restaurant de 40 couverts qui fabriquera du compost avec ses déchets.

© Agence Engasser

A la Cité des sciences de La Villette, le projet innovant de Néapoli va bientôt faire pousser sur le toit du bâtiment Sadi Carnot de la spiruline fraîche, une micro-algue aux nombreuses vertus, dont celle de lutter contre la pollution. Prévue sur une surface de 1 100 m², la production annoncée peut avoisiner 1,2 tonne par an.

Les potagers et fermes déjà en activité

Un jardin suspendu est installé depuis trois ans au sommet du Bazar de l’Hôtel de Ville. Poussent plus de 22 000 plantes en permaculture, sans pesticides ni herbicides, sur 1 420 m². Les produits issus du potager – fraises, framboises, kiwis, thym, romarin – sont en vente dans la boutique du BHV.

Le jardin perché du Bazar de l’Hôtel de Ville

Le jardin perché du Bazar de l’Hôtel de Ville

A l’Opéra Bastille, Topager a investi avec succès le toit sur 2 500 m², où poussent tomates, courges, concombres, fruits rouges, plantes aromatiques et fleurs comestibles sur quatre terrasses aménagées. Des paniers sont redistribués aux salariés de l’établissement, qui héberge également une microbrasserie, fabriquant sa bière à partir du houblon poussant sur plusieurs façades du bâtiment.

© Topager © Topager

© Topager

Sur le toit de l’hôtel 4 étoiles de la Tour Eiffel, Topager a également créé un immense jardin bio de 650 m², comestible et sauvage, environné de poules et d’abeilles, dont l’intégralité de la production atterrit en circuit court dans la brasserie Frame de l’hôtel Pullman Tour Eiffel. Plusieurs célèbres restaurateurs parisiens ont leur potager non loin de leur restaurant.

Dans le 18e arrondissement, l’hôtel écoresponsable le Yooma designé par Ora Ïto, accueille sur son toit un jardin maraîcher participatif, planté de fruits, légumes et herbes aromatiques, accueillant 190 familles adhérentes.

Les toits constituent également des foyers aux conditions optimales pour les colonies d’abeilles, au Grand Palais, à l’Opéra Garnier et dans la rotonde de la Villette. Egalement à l’Institut du monde arabe où le safran n’est pas en reste, cultivé par quatre sœurs parisiennes de la maison d’agriculture urbaine Bien Elevées. Près de 3 500 bulbes de Crocus sativus ont été plantés dans le « Jardin moucharabieh », patio du 4e étage de l’Institut du monde arabe.

La safranière et le rucher de l'IMA, installés depuis deux ans au cœur de son patio central.© Nicolas Hamel

La safranière et le rucher de l'IMA, installés depuis deux ans au cœur de son patio central.© Nicolas Hamel

Au sol, les voies de l’ancienne gare d’Ornano du 18e arrondissement ont été transformées en 2014 en une ferme urbaine de 1 000 m², la REclyrerie. On y trouve une forêt comestible (plantes aromatiques), une jungle végétale intérieure et un potager collectif cultivé en permaculture. Une basse-cour et des ruches complètent le dispositif, ainsi qu’une cantine bio participant activement au recyclage et compostage.

©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr

©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr

Ailleurs, dans le jardin d’Agronomie Tropicale des bois de Vincennes a été fondée V’île fertile, micro ferme associative de 600 m².


Les espaces souterrains sont aussi utilisés. La Caverne a été créée en 2017 par un ingénieur thermicien et un agronome dans un parking souterrain désaffecté du 18e arrondissement. Y poussent cressons, radis et brocolis sous lumière, mais aussi endives blanches et champignons dans le noir complet.

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