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Rénovation RT 2012 - Le guide

30 millions de logements, c’est le parc immobilier existant. Alors que la RT 2012 converge vers l’objectif BBC de la construction neuve, qu’en est-il de l’existant ? Vers quel référentiel BBC s’orienter en rénovation? Quelles solutions  Basse consommation adopter ? Et avant tout quelle méthode simple utiliser en premier lieu?


Synoptique de la méthode BBC rénovation
La méthode en 3 points :

1. Un premier choix : les baies sont-elles à changer ou pas ?
2. Ai-je la possibilité d’isoler par l’extérieur : 4 situations initiales pour la réduction des besoins thermiques
3. Ensuite, je passe à l’optimisation à l’optimisation de la  production d’énergie



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1. Un premier choix : les baies sont-elles à changer ou pas ?


En rénovation,  la performance des vitrages thermiques nous interpelle rapidement car ils peuvent être de véritables passoires thermiques, et le remplacement des baies et fenêtres s’avère être des travaux assez faciles à mettre en œuvre. Encore faut-il que cette opération soit bien menée notamment au niveau des tableaux et des calfeutrements. Car les menuiseries et doubles vitrages présentent généralement des caractéristiques thermiques plutôt satisfaisantes sur le papier. Ensuite vient la difficulté de la mise en œuvre avec plus ou moins de soin. 

L’action de changer les vitrages est également accélérée par le gain phonique que de nouvelles baies peuvent apporter surtout si le logement ou le local est situé en zones bruyante.

En rénovation, à la question "les baies sont-elles à changer ?", la réponse n’est pas toujours oui. Elles peuvent déjà avoir été changées peu de temps auparavant. Cependant la réponse oui ou non est prépondérante pour le reste de la méthode.


2. Ai-je la possibilité d’isoler par l’extérieur : 4 situations initiales pour la réduction des besoins énergétiques


Cas « oui » où les baies sont effectivement à changer

Un nouveau choix se présente : l’Isolation Thermique Extérieure est-elle possible ?

Si oui, alors l’ITE est une solution à privilégier car elle va donner un manteau isolant à l’habitation ou à l’immeuble, et ce sans ponts thermique. De plus, elle va recentrer la masse vers l’intérieur et, de ce fait, octroyer de l’inertie thermique fortement utile en confort, en économies et en été.

Inévitablement, les baies remplacées nous obligent à aménager une ventilation mécanique pour la qualité d’air intérieur, les besoins hygiéniques des individus et la conservation du bâti. Clairement, les menuiseries extérieures protègent du froid et du bruit, du fait également d’une bonne étanchéité, bien évidemment et en premier lieu; à l’air !

Enfin, dans ce scénario, et si le contexte de la maison ou de l’immeuble le permet, une isolation thermique renforcée de plancher haut ou toiture est recommandée, ainsi qu’une isolation du plancher bas, si possible.


Si non, soit l’isolation extérieure n’est pas possible parce que la façade est classée ou ne s’y prête pas ou toute autre raison, alors, le scénario pour REDUIRE LES BESOINS s’oriente comme le précédent, mais sans ITE ; soit:
. Le remplacement des baies extérieures,
. La mise en œuvre d’une VMC (basse consommation, performante, Hygro B ou double-flux, voire VMR)
. L’isolation thermique du plancher haut ou de la toiture
. L’isolation thermique du plancher bas.


Cas « non » où les baies ne sont pas à changer

Le même nouveau choix se présente : l’Isolation Thermique Extérieure est-elle possible ?


Si oui, alors l’ITE comme précédemment est LA solution thermique à privilégier (manteau isolant pérenne, sans ponts thermiques, favorisation de l’inertie thermique et du confort d’été). La jonction de l’isolation extérieure avec les menuiseries demandera un soin et jointoiement réfléchi pour éviter de créer des ponts thermiques, de nouveaux ponts thermiques !

Comme précédemment, les baies remplacées, donc très étanches, nous amènent à aménager une VMC pour la qualité d’air intérieur, les besoins hygiéniques des individus et la conservation du bâti. De même, il y a lieu de continuer avec une isolation thermique renforcée de plancher haut ou toiture, ainsi qu’une isolation du plancher bas, si elle demeure possible.


Si non, soit l’ITE n’est pas possible parce que la façade est classée ou ……
Alors une isolation thermique par l’intérieure (ou ITI) devraient être possible. Ce n’est certes pas toujours chose évidente et très pratique à mettre en œuvre, néanmoins, dans le cas de murs avec de faibles résistances thermiques, sans isolant, froid et humides, …, alors l’isolation intérieure doit tout de même s’envisager. Il y a toujours des solutions, quitte à s’orienter vers des isolants minces, ou un doublage quelconque. 
En tout état de cause, il faudra réduire les besoins avec:

La mise en œuvre d’une VMC (basse consommation, performante, Hygro B ou double-flux, voire VMR)
L’isolation thermique du plancher haut ou de la toiture et l’isolation thermique du plancher bas si possible


3. Produire mieux en optimisant la production d’énergie


Le bâti est maintenant protégé thermiquement, ventilé avec maîtrise ; reste à mettre en œuvre les équipements les plus efficaces sur le plan de la performance énergétique.

Les générateurs et émetteurs performants bien connus sont alors recommandés : chaudière à condensation, chaudière, granulé, pompe à chaleur,  plancher chauffant à eau chaude  ou électrique, rayonnants électriques si l’isolation thermique a pu être mise en œuvre.

Les équipements utilisant les énergies renouvelables  sont ainsi recommandés pour venir au secours des énergies fossiles. Pour cela, l’usage de l’énergie solaire est des plus conseillé. Soit en CESI ou en eau chaude solaire collective, voire en accompagnement pour le chauffage.


Enfin, la gestion des équipements techniques avec une régulation/ programmation voire une domotique /GTB permettra de maîtriser les différents équipements techniques pour une gestion énergétique optimale dans l’année, en kWh/m²/an et bien entendu en euros.




RT 2012