L’argent métal est un élément chimique de symbole Ag et de numéro atomique 47. L'argent est un métal précieux qui était historiquement valorisé entre le 5e et le douzième du prix de l'or. Onne doit pas confondre l'or gris et l'argent.

Propriétés physico-chimiques

L’argent est un métal relativement ductile et très malléable apprécié pour son éclat blanc particulier.

Il ne s'oxyde presque pas à l'air mais est attaqué par les sulfures contenus dans les aliments, d'où le noircissement de la vaisselle en argent qu'on observe parfois.

L'argent est peu présent dans l'eau, mais on en trouve une très faible présence dans la mer (0,05 à 0,4 ng/litre).

Production
L’argent provient de mines ou du recyclage. En 2004 :

La totalité totale de l'argent extrait représente environ 1 million de tonnes en 2009, soit un ratio d'environ 6 pour 1 par rapport à l'or.

L’argent est extrait soit de mines dont il est le principal métal, soit de mines d’autres métaux dont l’argent est en quelque sorte un sous-produit ; c’est ainsi que :

Six pays produisent actuellement les 2/3 de l’argent mis sur le marché : le Pérou, le Mexique, l’Australie, la Chine, la Pologne et le Chili.

L’argent est utilisé en joaillerie et en orfèvrerie comme métal précieux ; en électronique et électricité car il présente la meilleure conductivité électrique ; ainsi qu’en photographie, les sels d’argent étant photosensibles.

Toxicologie / Ecotoxicologie
L'argent est très toxique pour les bactéries, les champignons et de nombreux organismes à sang froid. L’argent est extrêmement toxique pour les larves de mollusques alors que les adultes peuvent le bioaccumuler en quantité importante.

Pour des raisons mal comprises, l'être humain en supporte des doses bien plus élevées que ces organismes. L'absorption d'argent dans la circulation du sang de l’organisme humain ne semble pas avoir d’effet direct en deçà d'un certain seuil, mais un excès provoque une maladie dite Argyrisme qui donne à la peau et au blanc de l'œil un teint gris-bleuâtre, voire noirâtre.

Au-delà de 0,4 ng/litre l'argent est considéré comme un indicateur de pollution (par le nitrate d'argent par exemple).

Des baies très polluées comme la Baie de San Francisco et celle de Caroline du Sud en contiennent jusqu'à 20 ng/litre voir plus. Les organismes marins filtreurs peuvent alors en accumuler des doses préoccupantes (ex : 0,01 à 58 mg/kg de chair, en poids sec, relevé dans des moules aux USA, ou 1,8 à 11 mg.kg-1 dans des huîtres. []L'argent pourrait ainsi contribuer à certains déséquilibres écologiques et au phénomène de zones marines mortes qui caractérise certaines baies.


Les risques de l’argent en nano-technologies
A échelle nanométrique, le nano-argent a des propriétés particulières, biocides notamment.

En 2008, selon les producteurs, environ 500 t/an de nano-argent auraient été produits, sous forme d'ions argent, de particules d’argent protéinées ou de colloïdes utilisés comme biocides (1/5ème de la production) ou bactéricides ou pour d'autres usages dans des domaines variés dont dans le textile avec par exemple des chaussettes bactéricides et anti-odeurs.

On en trouve aussi dans des cosmétiques, sprays, revêtements de matériaux métalliques (réservoirs métalliques d'aspirateurs sans sac), plastiques, vernis, peintures, plans de travail, pansements, parois de réfrigérateurs, climatiseurs, emballages alimentaires, etc.[]).
 

Les nanoparticules d'argent peuvent former de 50% à 80% du poids de l'argent d'un colloïde, les 20 à 50% restant étant des ions argent. La production de nanoargent aurait été multipliée par 500 de 2000 à 2004, mais certains produits (argent protéiné notamment) usurpent le nom de nanoargent, n'étant que microniques ou submillimétriques). L'étiquetage ne permet pas de discerner l'efficacité (variable) de ces produits.

On manque par ailleurs de données sur la dispersion de nanoargent (nanoparticules ou ions argent) dans l'environnement. Il peut atteindre au moins 15 % à plus de 90 % du produit pour certains usages (jusqu'à 100 % de perte en 4 lavages pour certaines chaussettes, même si elles n'ont pas été portées et lavées à la main).

Différents types morphologiques peuvent être produits en jouant sur les phénomènes de précipitation et cristallisation ; cubes, cubes creux, particules à facettes, grains pyramidaux dont la réactivité et les propriétés (toxicité notamment) varient. 1 cm3 d'une concentration à 1 ppm de nanoparticules d'argent représente 25 000 milliards de ces particules[].

Combinée à du phosphate de calcium, l'activité de particules de vingt à cinquante nanomètres de nanoargent peut être jusqu'à 1000 fois supérieure, ce qui laisse présager des impacts environnementaux.


Parmi 800 nano-produits répertoriés dans les années 2000 par le Woodrow Wilson Institute, 56 % étaient fabriqués à partir de nanoargent (le plus souvent à partir de nanoparticules d'argent). Des évaluations estiment qu'en 2015, il pourrait en être produit 1 000 à 5 000 tonnes/an, ce qui correspondrait à 1/3 de l'actuelle production mondiale d’argent.

Des rats exposés aux nanoparticules de 15 nanomètres inhalées présentent ensuite ces particules dans tout l’organisme (cerveau compris), avec des effets qu’on ignore. Un article de février 2009 a conclu que des nanoparticules d’argent testés en association avec du cuivre, (argent seul et argent colloïdal) pour différentes tailles de nanoparticules interféraient avec la duplication de l’ADN. A forte dose une argyria est possible. Enfin, une résistance bactérienne au traitement par nanoargent peut apparaître, comme pour les autres traitements antibiotiques.


L’argent métal


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